Enseignant: Robert Gauthier, école secondaire de La Montée, Sherbrooke, C.S.R.S.

Texte de Manouk
Erpelding-Desaulniers

Les étudiants se montrent impliqués et préoccupés par le sort de la terre.

Le vendredi 13 février dernier, cent vingt-sept jeunes du secondaire provenant de neuf écoles différentes se sont réunis à l'occasion d'une activité scolaire assez spéciale: la sixième édition de la simulation de l'O.N.U.
Cette activité se déroulait au Bishop's College School (BCS), une école de Lennoxville. Cent quinze jeunes estriens représentaient des délégués de divers pays, tandis que douze autres rédigeaient un article concernant cet événement. Les délégués étaient divisés en trois commissions qui discutaient de trois problèmes mondiaux actuels: la reconstruction de l'Irak, le droit des autochtones et la situation de l'eau dans le monde.

Chaque commission a rédigé deux résolutions à appliquer pour régler le problème en question. À la séance plénière, tous les délégués ont pu argumenter pour décider quelle résolution serait appliquée. Les participants ne se sont pas contentés de n'intervenir que sur leur atelier. Les points de vue ne convergeaient pas nécessairement en une seule unité de pensée. Cependant, les solutions des jeunes bien que représentant des pays différents, démontrent une préoccupation commune envers la protection de la terre.

Vidéo de Guillaume Beaudoin

Durée: 2 min 20 sec

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Informations techniques
Le plus impressionnant concernant cette simulation, c'est son réalisme. Les gens présents prenaient leur rôle très au sérieux. Les délégués défendaient l'opinion de leur pays avec une ardeur et une préoccupation surprenante. De plus, tous étaient habillés très convenablement et communiquaient dans un français impeccable. C'était à s'y méprendre: on aurait cru voir de vrais délégués et non des élèves du secondaire. Les jeunes eux-mêmes étaient impressionnés. « C'est une expérience très enrichissante, nous confie Antoine Bégin, délégué d'un jour de la Hongrie. Tous les gens présents ici ont de bonnes idées qui peuvent nous conduire à résoudre presque n'importe quel problème de manière pacifique.» Effectivement, les solutions apportées aux problèmes de chaque commission étaient remarquables.

Les élèves réagissaient aux sujets amenés avec la mentalité de leur pays d'emprunt. C'est le fruit de beaucoup de travail de recherche venant de la part de chaque délégué. Pour pouvoir participer convenablement aux débats, les délégués se devaient de connaître la situation politique, économique et sociale du pays en question. Aucun détails ne fut mis de côté. «On se prépare depuis longtemps pour cette simulation, raconte Marie-Élise Boulay-Pratte, déléguée de l'Australie. Il faut connaître beaucoup de choses sur notre pays et de plus, il faut réagir vite lors des débats. Cela nous permet de mieux comprendre les enjeux et les décisions difficiles que les politiciens doivent prendre constamment.». Une chose est sûre, l'O.N.U. a une foule de jeunes candidats potentiels. Il n'y a rien à craindre, notre pays a un bel avenir politique.